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Mot clé - Déficit

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27 juin 2007

On purge bébé(s)

Petite liste rapide des éviscérations et purges laxatives destinées au soulagement présidentiel.

Arrêt d'Arrêt sur Image

Il est interdit de s'arrêter sur les images qu'on nous sert, ou de revenir dessus. M. Schneidermann s'explique sur son blog... et explique surtout pourqoui on le purge lui.

Le dossier du ministère de la Défense sur le "second porte-avion"...

... n'existe plus. Cela évitera peut être de poser des questions troubles du genre : les 2 ou 3 milliards d'Euros prévus pour cette opération tiennent-ils compte de la nécessité d'acheter des avions, pour ce porte-avion ?

Purge des actifs publics

A propos de purge, après la vente de 5% de France telecom annoncée hier, voici la "fusion" GdF-Suez (aussi appelée "bradage de GdF") qui est finalement acceptée par l'ami Sarkozy.
L'article du Figaro est cocasse sur un point : il signale que le prix initialement envisagée n'est plus valable, les cours de l'action Suez ayant monté.

Une hypothèse emplie de mauvaise foi s'impose à moi : puisque qu'ils savaient l'opération bien engagée et très avantageuse pour leur groupe, les actionnaires initiés de Suez ont décidé d'acheter plus d'actions, de faire monter les cours, afin 1) de maximiser leurs gains à court terme (revente lors de la finalisation de l'opération, qui sera fatalement "bien acceuillie par les marchés") et 2) de maximiser le rendement de l'opération en sur-valorisant l'action Suez pour acheter GdF moins cher. Vous suivez toujours ?
Dit autrement, cette opération que Nicolas Sarkozy s'était engagé à ne jamais tolérer, vient de devenir encore plus défavorable au contribuable.

Mais il faut bien des avions au porte avions et des sous pour Dassault, alors...

D'ailleurs, hier, on (NS) annonçait aussi la reprise des "grands travaux" (plus d'autoroutes ? Bouygues est jalou de Dassault), qu'il va falloir payer. Le Figaro évoquait une nouvelle tentation du gouvernement : vendre des bouts d'EDF puisque'EDF est devenue la première entreprise cotée sur la place de Paris... Et Areva aussi. Pour mémoire, rappellons la citation célèbre de celui n'était encore que ministre et s'exprimait à la tribune de l'assemblée nationale le 15 juin 2004 à propos du changement de statut d'EDF et GDF :

Je l’affirme, c’est un engagement du gouvernement, E.D.F et Gaz-de-France ne seront pas privatisés. Le Président de la République, poursuivait Nicolas Sarkozy, l’a rappelé solennellement lors du Conseil des ministres. Pour cette raison, le gouvernement accepte l’amendement du rapporteur prévoyant de porter de 50 à 70% le taux minimum de détention de capital d’E.D.F et de Gaz de France.


Oyer, oyez, investisseurs ! Au rythme où les décisions sont prises, on songe à vendre le Louvre, qui représente une magnifique opportunité immobilière et mobilière, pour l'opération "du pétrole pour notre porte-avion".
Cette impression est confirmée par le gouvernement, mais en off (toujours dans le Figaro) :

Céder des actifs pour désendetter la France mais certainement pas pour financer le « choc fiscal » promis par le candidat UMP : tel est le message que veut absolument faire passer le gouvernement. Même si les deux éléments se rejoignent. « Il faut s'attendre à de très mauvaises nouvelles en matière de finances publiques dans les prochaines semaines, ce qui oblige à accélérer le tempo en matière de recettes de privatisation »


Mais pourquoi sarait-ce choquant et mauvais, objectera-t-on, que de céder ces actifs ?

  • Les cours montent parce que les investisseurs anticipent des plus-values, des gains importants dans le futur. En cédant des parts, l'Etat, en fait bon gestionnaire, se prive de ces plus-values latentes.
  • L'Etat est en déficit (c'est là la faille) et le comble en empruntant à 3% environ. Pour éviter d'emprunter une partie de ces sommes, le gouvernement se sépare d'actifs qui rapportent plus que ce taux. Celà n'a guère de sens sauf du point de vue de l'affichage (la dette publique augmente moins... et on se fiche que les actifs baissent, car ils ne sont valorisés que lors de leur vente et compte apparemment pour du beure sinon) ; comme pour la privatisation des autoroutes en son temps, cette opération est absurde.
  • A chaque fois, c'est un peu de souveraineté qui s'en va. En toute naïveté, on peut considérer que ces entreprises majeures, qui détiennent un véritable pouvoir, sont plus rassurantes si elles sont contrôlées par un gouvernement démocratique ou par des investisseurs amis. Mais Carlysle au capital de France Telecom, ou demain d'Areva, Alcatel entièrement passé sous la coupe américaine et employant ses ingénieurs à former des chinois ou des coréens, puis les licenciant, Total détenue en majorité par des actionnaires étrangers (qui empochent les bénéfices) et demain l'énergie nucléaire aux mains des mêmes qui ont ruiné Enron : ça vous rassure ? Moi pas.


Et l'Etat, de plus en plus, la nation au delà, sont soumis au chantage des financiers.
Vous me direz : on vient d'élire leur avocat à la présidence, on a ce qu'on mérite : on purge les veaux. Le clystère me fait mal.

Et je n'ai, finalement, pas encore purgé mon amertume.

Bonne nouvelle !

2005-01-11: Brown et Blair par le GuardianOn purge Blair aussi, qui n'est plus premier ministre anglais. Hélas, hélas, on a toutes les chances de le retrouver en envoyé du "Quartette" (Etats-Unis, Europe, Russie, Onu) pour le proche Orient.

Hypothèse optimiste : il a toujours cru à ce qu'il racontait sur le sujet, il va faire avancer les choses en convaincant Georges Bush et les Israéliens de céder effectivement des territoires contre la paix, de négocier honnètement, d'une part, et les Palestinien de faire preuve d'un minimum de réalisme. Il y voit une occasion de se racheter de l'erreur majeure que fut son suivisme en ce qui concerne l'Irak. Il va prouver quel bon catholique et homme de paix il est en fait. Il va tenter de nous persuader que sa place n'est pas dans une cellule à la Haye.

Hypothèse pessimiste : il a menti sur ce sujet comme sur les autres (c'est à dire énormément, avec un talent immense), il va faire semblant de faire avancer les choses, Bush va faire semblant de l'écouter, les autres parties en présence continuant à se trucider sous le regard bienveillant des marchands d'armes américains.

De toutes façons, sur ce sujet, la situation ne peut pas empirer. Soyons optimiste. Prions fort...

Je le savais ! (modification du 28-06-2007)...

... j'en oubliais : après Jean-Marie Colombani, dont ils ont obtenu le départ, les journalistes du Monde viennent d'inviter M. Minc à aller voir ailleurs. Je songe à racheter ce journal de temps en temps, s'ils obtiennent son départ. Nous sommes nombreux, et Edwy Plenel en est, à ne pas pardonner pour l'instant la mise en coupe réglée du "journal de référence" en faveur de Sarkozy durant cette élection. Jamais, par exemple, ils n'ont dénoncé l'absurdité des mesures économiques envisagées ouvertement par le président de l'UMP ; c'est d'autant plus navrant que c'est sur ce terrain avant tout que Sarkozy est attendu par ses électeurs. Dieu qu'ils vont être déçus !

Dans la même série, je signale que les huiles de l'équipe Bush ont commencé à soufrir, et que ce n'est pas fini. Lewis "Scooter" Libby : en taule. Wolfowitz : démis de la Banque Mondiale. Divers Lobbyistes en prison pour malversations. L'ex-chef d'Enron : décédé après condamnation lourde. Gonzales (ministre de la justice de Bush junior) : vient de subir une historique motion de défiance par les deux chambres. Cheney, le vice-président et la Maison Blanche vont être perquisitionnés dans le cadre d'une enquête diligentée par le Sénat sur de nombreuses écoutes illégales.
Il est plus que temps : la folie des dirigeants américains actuels (politiques et économiques) est porteuse de menaces pour tous.

Modification du 2007-07-04 : Lewis "Scooter" Libby n'ira pas en taule. Georges Bush vient de l'en dispenser, ce qui émeut bien du monde...

5 juin 2007

Tiens ! Le déficit...

A l'heure où les plébiscites sondagiers pleuvent pour le gouvernement et le président, les options économiques sarkozyennes inquiètent quelque peu nos voisins... mais chez nous tout va bien : dormez braves gens.

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31 mai 2007

Paroles, paroles paroles...

Or donc voici beaucoup d'émois et de mots échangés autour de réductions d'impôts...

Le 24 mai

M. Woerth avait imprudemment détaillé (dans les Echos) des mesures limitées en faveur de l'acquisition de biens immobiliers : limitées à 20% du montant des intérêts, limitées dans le temps, applicables exclusivement aux emprunts concernant une première propriété immobilière pour le foyer fiscal, si l'achat avait eu lieu après le 6 mai 2007, bref ! des mesures limitées pour le budget de l'Etat et ciblées sur les primo-accédant.

Le 29 mai

Patatras ! Tout cela n'est pas dans la ligne. Le chef de l'état a peu goutté ces précisions trop hâtives, d'autant plus qu'elles contredisaient ses promesses de campagne et risquaient de froisser l'électeur à la veille des législatives... Nicolas Sarkozy a donc pris le 29 mai, au Havre, la seule décision déraisonnable : maintenir ses promesses. Peu importe que le contribuable soit riche ou pauvre : qu'il s'agisse de son 5e château acheté voilà 10 ans ou de son premier studio, qu'il soit imposable ou pas, les intérêts de ses emprunts lui seront remboursés, payés par l'état, pour peu que le bien soit déclaré "résidence principale".

Le 30 mai

Le Figaro d'affirmer en coeur avec le Président (Tous les prêts immobiliers seront déductibles) :

Avec cette mesure - comme avec l'exonération des charges pour les heures supplémentaires et le bouclier fiscal à 50 % -, le chef de l'État s'est placé hier soir en opposant à la « pensée unique », leitmotiv de son discours.


Si l'on comprend bien, le souci de l'équilibre budgétaire relève de "la pensée unique". Je ne blague pas ! Comprenez-vous autre chose ? Pour voir tout ce qui rentre dans le chapître "pensée unique", lisez ce discours du Havre avec un oeil critique. Mon hypothèse : ça sent la cocaïne.

Le même jour; M. Devedjian intervient sur France-Info et plaide "pour une France de propriétaires", comme Georges W. Bush plaidait pour une ownership society...

Le 31 mai

Le Figaro : La déduction des intérêts d'emprunt en question. Faudrait savoir...

Pour l'équipe qui a seriné à longueur de campagne que "les mesures étaient prêtes", que "le projet était précis" et "le programme clair", ça tangue pas mal quand même...

Et ce ne sont que des paroles, paroles, paroles...

Pourquoi ça ne donnera rien

Individuellement, la mesure annoncée serait douce aux riches, si tant est qu'elle ne soit pas trop plafonnée. Mais elle va maintenir les cours de l'immobilier à leur niveau très élevé actuel : n'aurait-il pas été plus simple de laisser le marché atterir "en douceur" ?
Et quel effet sur l'emploi ? A priori aucun : le secteur est en pénurie de main d'oeuvre depuis des mois : le relancer n'a pas de sens.
Les pauvres seront-ils moins pauvres, vont-il pouvoir devenir propriétaire ? Cela dépendra étroitement du dispositif finalement retenu : si le contribuable peut effectivement se faire rembouser une partie de ses intérêts quand il ne paye pas d'impôt sur le revenu, oui. Sinon, seuls les 50% de foyers acquittant l'IR seront concernés.
Au-delà : les banques croiront-elles à la pérénité de la mesure ? C'est peu probable : elles savent que celle-ci va coûter cher et que l'Etat est déjà endetté. Elle n'en tiendront donc pas compte, elle ne prêteront pas plus. Et quand bien même : on ne prête qu'aux riches. Admettons qu'un ménage parisien gagne 2 fois le SMIC : quel appartement peut-il se payer, avec ou sans déduction totale des intérêts de ses emprunts ? A priori aucun.

Ca ne donnera rien, sauf aux malins...

Sauf si, sauf s'il détourne le système : M. X emprunte à 15% (c'est beaucoup) à la banque France-truc et déduit ses intérêts. Dans le même temps, la banque Caïman-chose verse une petite rente discrète à M. X (ou sur le compte de Mme. dans les îles Vièrges, car Madame est poète), pour un montant correspondant à 10% de la somme empruntée. Pif, paf, le fisc raque, nous trinquons mais M. et Mme. X, ainsi que leur prêteur, s'en trouvent bien ! Ah les coquins...

Bon, bref, zut : encore une mesure pour rien, mais chère, compliquée, dispendieuse... Si je puis me permettre : peut être conviendrait-il que la question soit étudiée par des parlementaires, de préférence responsables, de bons députés, soucieux du bien public et rétifs aux ordres abscons ? Non ?

Comme Dalida, on s'gondole, provisoirement du moins.

Eviv Ysokras !

30 mai 2007

Dalida-sur-Seine

Actuellement, la mode, c'est Dalida.

Vous l'ignoriez ? Paillettes, oeillades, déhanchements langoureux ou suggestifs : C'EST LA MODE vous dis-je ! Mais non, pas en chansons !

Encore que...

Certes, Monsieur Delanoë notre maire de Paris à tous, a organisé une exposition sur la montmartroise tragique.Certes, elle aurait eu toute sa place aux côté de Mireille Mathieu et d'Enrico Macias, place de la Concorde, sussurant un Paroles, paroles, paroles aux fanas Sarkozyens trémoussants...

Mais, justement : je pensais politique, et aux belles paroles de notre président.

Avant cette élection présidentielle, j'ai vainement tenté d'expliquer que son programme économique n'était ni précis ni bon. Des belles paroles, tout ça, des mots !
Mais, nada, que nenni ! Nicolas était tout dynamique, précis, rénovant et puisque le Monde ne pipait mot, non plus que le Figaro, j'étais méchant, pas beau, sectaire, lourd en un mot !

Maintenant, Fillon est là, et toute la bande.
Ca gesticule, ça pavane, ça s'enchaîne ! C'est une sarabande.

Airbus ! Merkel ! Europe ! Photo ! oh !
Syndicats ! Kouchner ! Nouveau Centre ! Ah...
Moins d'impôts ! Aaaah !!!
Moins de charges ! oooOOOOO !!!!

Et crédit d'impôt égal à 20% des intérêts du crédit contracté pour les primo accédants ayant acheté depuis le 6 mai 2007 ! Jamais, Nicolas ne ment !
C'est compliqué... et ça seulement ?
Plus de dette ! Euh...
euh... Vous voulez dire plus comme + ou plus comme - ?

Comme plus, tiens !

On vous l'avait dit, redit, re-redit.

Demain : plus de détails de l'arnaque...

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