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28 juin 2007

Quelle relations avec le "nouveau" centre ?

Tout à l'heure, je passai chez le chic Hérétique, et j'y trouve un billet intéressant à propos de nos ex-amis du nouveau centre.

Attention : entraînement au rétrolien...

On lisait donc ceci ici :

Nos convergences sont plus fortes que nos divergences. Pour avoir un jour une majorité centrale, le MoDem devra un jour  rallier les centristes de toute obédience.
Tout rapprochement avec les centristes en particulier du Nouveau Centre doit être envisagé avec bienveillance, dès lors qu'il se fait à parité avec le MoDem. Ce qui ne nous empêche pas de regarder avec la même bienveillance les efforts de rénovation social-démocrate à notre gauche.

Alors tendons-nous la main, continuons à dialoguer, et n'oublions pas que nous sommes deux confluents dont l'origine est un fleuve commun.

Je trouve ces propos prématurés.

- M. Morin et sa famille n'ont pas de militants, pas d'idées originales par rapport à l'UDF-Mouvement démocrate,
- ils sont certainement détestés par l'essentiel des UDF (cf. l'accueil réservé au discours de Jean-Louis Bourlange à la dernière convention parisienne : on aime bien Jean-Louis, mais son discours...)
- et surtout, surtout, leur position semble bien fragile : on peut craindre que, tels Douste-Blazy, de Robien et tant d'autres, ils ne finissent au oubliettes, leur influence réduite à néant, leurs voix inaudibles, l'esprit rongé par le souci de survivre face à la machine-à-conserver le pouvoir de l'UMP. Nicolas Sarkozy n'a plus beasoin d'eux, et pourrait les jeter. Morin va devoir endosser les coupes sombres dans les budgets militaires, les morts au Liban ou en Afghanistan, voire des retraits piteux. Espérons qu'il n'ait pas à assumer des déploiements en Iran, au Kurdistan ou un attentat majeur en France.

Et puis ils incarnent la Traitrise en politique, bien plus que Kouchner par exemple. S'ils ne s'étaient pas dégonflés tout de suite, et même avec des candidats UMP en face d'eux, combien y aurait-il de députés démocrates aujourd'hui ? 15 ?  Ou 50 ? Parce que la partition de l'ouverture n'aurait pas beaucoup joué... Et leurs arguements pour quitter Bayrou, franchement : rien, nada ! La soit-disant "trahison des électeurs" a été démentie par les sondages sortie des urnes.


Et quant à mes talents pour les rétroliens : ce n'est pas encore tout à fait ça... Désolé.

Et le lendemain, deux nouvelles nouvelles sur ce sujet :
- Le "Nouveau Centre" n'est pas assuré de son financement nous affirme le Figaro, pour une raison simple : parmi les gens connus pour faire partie du PSLE (le nom officiel de ce non-parti, pour Parti Social Libéral Européen), beaucoup se sont inscrits sous le vocable "majorité présidentielle". La règle qui postule qu'un parti, pour obtenir des subventions du fait de ses députs, doit avoir receuilli au moins 1% des voix dans 50 circonscription va donc devoir être changée si ces messieurs veulent pouvoir toucher les gros sous. Je n'ai aucun doute : elle va l'être ! Et M. Sarkozy en profitera pour renforcer son emprise sur ces centristes là... Imaginez un peu, par exemple, que le Conseil constitutionnel, saisi, mette du temps à se décider. Pendant tout ce temps, nos chers nouveaux centristes seraient très sages, très, très, très sages...
- Pierre Méhaignerie envisage de créer un groupe centriste hors de l'UMP affirme Capital. Faisons jeune et bref : mort de rire, Pierre ! On est pas bien à l'UMP, hummmm ? Ta sensibilité souffre ? Nous souffrons avec vous, quand même...

6 juin 2007

L'Express cocasse Klarsfeld

L'unique site, l'unique blog apparemment animé par Arno Klarsfeld (candidat Ump aux législatives à Paris 12e) vient d'être bizarement fermé par l'Express...

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30 mai 2007

Le spectacle continue !

(les législatives dans le 12e)

Dans le 12e arrondissement de Paris, 8e circonscription, les législatives prennent un tour étrange. Madame la maire n'est pas candidate. Libération liste les - principales - forces en présence : Sandrine Mazetier (PS), Pénélope Komitès (Verts) et Jean-François Pernin (Modem) et le remarquable candidat sarkozyste, Arno Klarsfeld, qui n'a pas de site web identifié ; on parle de lui à l'UMP du coin).

Disons simplement après de brèves recherches que Maître Klarsfeld aime les médias, pour peu qu'il y soit seul ! Comme notre bon président Sarkozy avant le premier tour, il argue du fait qu'il y a trop de candidats pour refuser de débattre.

Arrivé dans l'arrondissement à roller, partagé entre deux patries et ses travaux à Paris, en Israel et aux Etats-Unis, ce jeune homme est également bon ami de l'ami Sarkozy. Etait-il au Fouquet's ? On ne sait, mais on le voit en photo dans Match. En fait, devant ce schéma répétitif (M. Bechter, son suppléant, serait administrateur du Figaro, et on a eut droit à une couverture nationale à sens unique lorsque sa candidature a été annoncée...) une forme de lassitude point. L'espace médiatique est squaté par l'UMP.

Reste Internet, qui permet de retrouver des choses édifiantes, telles le texte qui suit. Voteriez-vous, voterez-vous pour celui qui, quelque jour avant le déclenchement du dernier conflit Irakien, écrivait ceci, en totale désaccord avec Jacques Chirac :

Le Monde du 11.02.03

Pour la guerre, par Arno Klarsfeld

Je suis pour la guerre contre l'Irak parce qu'on m'a enseigné au lycée que, si la France s'était dressée pour empêcher Hitler en 1936 de remilitariser la Rhénanie, il n'y aurait sans doute pas eu de seconde guerre mondiale.

Je suis pour la guerre contre l'Irak parce qu'on m'a aussi enseigné qu'Edouard Daladier, rentrant de Munich, où il avait humilié la France en signant cette paix qui sacrifiait la Tchécoslovaquie et voyant la foule parisienne l'acclamer, avait glissé à l'oreille du secrétaire général du Quai d'Orsay : "Quels cons !"

Je suis pour la guerre contre l'Irak parce que, si Saddam Hussein disposait de l'arme atomique qu'il cherche par tous moyens à acquérir, il l'enverrait aussitôt sur Tel-Aviv pour détruire l'Etat d'Israël et la confierait à des terroristes pour la faire exploser à New York.

Je suis pour la guerre contre l'Irak parce qu'il est de l'intérêt vital des démocraties d'imposer la démocratisation au monde arabe par la force, comme les Alliés ont réussi à le faire en Allemagne et au Japon.

Je suis pour la guerre contre l'Irak parce que la paix entre Israéliens et Palestiniens ne pourra émerger que d'une victoire totale contre le terrorisme et d'une amorce de démocratisation du monde arabe.

Je suis pour la guerre contre l'Irak parce que les dictatures agressives et expansionnistes comme celle de Saddam Hussein règlent leurs conflits externes comme elles règlent leurs conflits internes : par la violence. Entre elles et les démocraties il ne peut y avoir d'entente réelle.

Je suis pour la guerre contre l'Irak parce qu'il devrait être du devoir de la France de faire bloc derrière une nation qui lui a permis de remporter la première guerre mondiale, de ne pas devenir nazie, d'être dans le camp des vainqueurs à la fin de la seconde guerre mondiale et ensuite de ne pas être subjuguée par l'impérialisme soviétique.

Je suis pour la guerre contre l'Irak au nom des droits de l'homme, parce que Saddam Hussein est aussi le bourreau de son peuple et du peuple kurde et qu'il a mis en place une terreur policière si efficace qu'un renversement populaire ou même un putsch semblent impossibles, sauf en cas de situation exceptionnelle, telle la guerre.

Arno Klarsfeld est avocat.



Comme dirait l'autre : quel con !

Je commence à avoir une idée de celui pour lequel je ne vais pas voter...

Jolis ou mieux, bonnes gens, bons sites...

Dans la rubrique des liens, quelques sites originaux ou beaux, de gens que j'aime ou que j'admire.

Voyez vous-même...

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